Routine or not routine ?

Routine or not routine ?
23 février 2018 Cécile Hamet

Cela fait un bon moment maintenant que je réfléchis à la rédaction d’un article sur ce sujet. Oui, la question de la routine fait l’objet de réflexions et interrogations récurrentes dans mon quotidien. Pourquoi, pourquoi, pourquoi la routine ?!

Beaucoup de pratiques de développement personnel nous invitent à mettre en place de nouvelles habitudes. Des youtubeuses en pagaille nous partagent leurs « daily-routine » sur des sujets toujours plus passionnants. Il y a même des études qui estiment le nombre de jours consécutifs minimum pour changer une habitude. Et là, c’est très…divers : 21, 28, 66, 90 jours… Difficile de vraiment savoir.
Mais voilà, est-ce nécessaire de le savoir ?
Lorsque je fais un effort pour adopter une nouvelle habitude, est-ce que c’est vraiment bon pour moi ? Est-ce que je ne suis pas plutôt sensé.e aller instinctivement vers ce qui me fait du bien ? Est-ce que ça ne serait pas plus utile de réapprendre à ressentir nos besoins, nos envies ?

R.O.U.T.I.N.E

A partir d’un constat, nous formulons le souhait d’améliorer ou notre santé, ou notre forme physique ou le déroulement de notre quotidien. Nous scrutons alors ce qu’il devient nécessaire de changer et cherchons à adopter une nouvelle routine, qui apportera son lots de bénéfices présumés.
Dans mon exploration personnelle, j’ai eu un nombre de routines incalculable, ça change vraiment tout le temps… Du coup, à partir du moment où c’est limité dans le temps, est-ce qu’on peut encore parler de routine ? … Passons.

La routine amie ou ennemie ?

La routine est associée à l’ennui. Que ce soit au travail ou dans une relation amoureuse par exemple, les injonctions fusent pour éviter d’entrer dans le fameux « train-train ».
Dans un autre sens, avoir une routine lors d’un apprentissage est le garant d’une progression et d’une intégration. Bien que, là encore, le fait de briser la routine par instant, permet de prendre du recul, de laisser l’intégration se faire par d’autres canaux… Je le vois souvent en chorale : on passe 8 semaines d’affilé à buter sur les mêmes mesures et au retour des vacances, ça file tout seul. Allez comprendre !
Dans le domaine de la santé et du bien-être, j’ai souvent lu la recommandation de respecter les habitudes sur du long terme.

Personnellement, j’ai observé la chose suivante. Quand je change mes habitudes, il y a un super effet tout de suite ! Et dès que l’habitude est installée, le naturel revient au galop. Je fais alors en sorte de briser cette nouvelle routine pour en installer une autre.
J’ai l’impression que d’un point de vue physique, mon corps trouve dans les changements des capacités d’adaptation qui lui permettent de fonctionner autrement, d’ouvrir une nouvelle fenêtre, de gagner en souplesse. Et n’est-ce pas là l’essence même de la vie ? Aucun jour n’est censé être le même, non ?

Un exemple

Je peux commencer à boire du vinaigre de pomme dilué dans l’eau tiède tous les matins. Comme je ne l’ai jamais fait auparavant, mon corps va d’abord être surpris – agréablement ou désagréablement-. Mais dans tous les cas, il va en faire quelque chose. Et quoi qu’il arrive, j’ai décidé de la routine, donc je continue. Au bout de quelques temps, il saura que mon breuvage vinaigré arrive tous les matins, 17 minutes après le réveil, il aura préparé les enzymes et tout le toutim. La routine est installée. Le corps s’est adapté. Si on continue toute sa vie comme ça, on aura comme « éduqué » son corps au quotidien qu’on se souhaite.
Alors que, si, un beau matin, je décide d’arrêter… Oh oh ! Nouvelle surprise ! Tout le travail d’adaptation au niveau physique va se remettre en branle. Hop, un peu de souplesse et de curiosité !

Une conclusion ?

J’aime beaucoup la routine dans son aspect confortable et sécurisant. En revanche, je me méfie de sa rigidité et de l’autisme dans lequel elle peut nous plonger. Une forme d’enfermement qui me couperait de mes ressentis. C’est d’ailleurs pour cela que je teste beaucoup de choses, sur des termes temporels différents. Sinon, mes journées ne seraient qu’une succession de tout ce qu’il est bon de faire dès le réveil !

Et, il me semble aussi important de souligner une nouvelle fois la nécessité de garder l’esprit critique en éveil, afin de questionner les choix quotidiens. Ceci me permet par exemple de préserver la cohérence entre ce que je suis au jour le jour et ce que je fais. Cela créé pour moi, un espace de liberté, de résilience et d’apprentissage.
Je vois dans l’imprévision un challenge qui me permet de découvrir des ressources insoupçonnées et insoupçonnables.

Est-ce que ça vous parle ?

1 Avis

  1. Auteur
    Cécile 1 an ll y a

    J’ai acquis récemment un nouveau point de vue et des connaissances complémentaires, alors je me décide à commenter mon propre article ! 🙂
    Alors finalement, la conclusion que je pourrais donner est la suivante :
    – effectivement la discipline ou la répétition est nécessaire à un apprentissage
    et
    – la loi dite de « l’Hormèse » indique que le corps a besoin de stimulation à un juste niveau pour progresser, se renforcer etc.
    Pour ma part, je considère désormais ce mystère élucidé… Ouf !

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