Un pavé dans la mare

Un pavé dans la mare
26 novembre 2019 Cécile Hamet

Oui ça sera peut-être un pavé dans la mare.

Aujourd’hui, je propose un article sonore. J’ai hésité et finalement, ça me trotte depuis un moment, alors, j’y vais !
Je livre une réflexion personnelle sur le marketing et la communication, tels que je les vis aujourd’hui dans mon activité et ce que j’en ressens. Je me sens un peu à contre courant de ce qui s’enseigne aujourd’hui et je crois que j’aimerais que ça change un peu. Alors si ce témoignage peut contribuer à un changement, même minime, je serai comblée…

 

Pour celles et ceux qui préfèrent la lecture voici la transcription.

« La notion d’équilibre est centrale
dans mes réflexions,
dans ma recherche constante d’ajustement, d’optimisation.

Comment savoir si ce que j’expérimente est vraiment, mais alors vraiment juste pour moi ?
Et en ce moment, je suis en prise avec les notions de marketing, communication etc.

Voici la situation qui m’interpelle beaucoup :

Dans le monde de l’entreprise individuelle que je connais et que je côtoie, le modèle existant est de dire que pour que « ça marche », pour « attirer le succès » etc. Il faut être présent, visible, fidéliser voire même créer une communauté etc. Jusque là je suis d’accord avec ça. Oui, bien sûr, une personne ne peut nous contacter qu’à partir du moment où elle a connaissance de notre existence. Je le conçois parfaitement.

Donc, comme je suis motivée pour développer mon activité et mettre toutes les chances de mon côté pour avancer : j’ai commencé par participer à plus de salons locaux, cette année, je suis allée à une formation sur les réseaux sociaux et j’ai fini par m’inscrire sur FB alors que je me faisais un honneur depuis des années de tenir bon à mes principes éthiques ; j’ai également écouté avec beaucoup d’intérêt plein de conseils de business ou de neuro-business pour « faire rouler son activité, s’organiser et s’épanouir, blablabliblou » et après la digestion des informations, j’ai commencé à appliquer certains conseils.

Parmi ces conseils, j’ai retenu, par exemple, ce truc de « s’imposer » une régularité de publication, quelque soit le canal ou le média concerné.

Donc, comme l’année passée j’avais laissé mon site un peu de côté, j’ai commencé à rafraîchir mon blog… Un article par semaine. Vous l’avez sûrement remarqué, non ? 😉

Franchement, je suis très contente et plutôt fière, parce que j’ai dépassé des limites intérieures, que ça ancre mon changement d’orientation, de priorité. Avec du recul, je trouve intéressant de réaliser que la contrainte de la régularité me permet de dépasser l’inconfort, la flemme ou le manque d’inspiration qui m’a fait procrastiner pendant de longs mois l’année passée… Au delà de cet inconfort, je vois que j’ai matière à partager, du temps pour le faire et que je peux mettre en mots plein d’idées d’articles que j’avais noté, bref, que je rentre dans le concret. Et ça j’aime, ça me fait beaucoup de bien de passer du monde des idées, du possible au monde du c’est fait, c’est réalisé.

Maintenant, la semaine dernière par exemple, j’étais dans un état un peu bizarre et j’ai dû négocier avec moi-même, avec ma conscience pour voir si c’était ok/acceptable de ne pas publier. Je n’avais vraiment aucune envie, aucun cœur à mettre à l’ouvrage, j’ai sorti d’anciennes listes d’idées et pfffou rien ne me disait. Impossible de m’y mettre. Alors bon j’ai lâché.

Et c’est là que je m’interroge : est-ce que j’ai eu raison de ne pas forcer plus ? Est-ce que j’aurais dû y mettre un peu plus du mien ? Est-ce que ça montre bien que je ne fais pas assez, que je me donne pas tous les moyens etc.? Est-ce que c’est normal de se poser toutes ces questions alors que juste je ne publie pas d’article sur mon blog, sérieux Cécile ? Tu te prends la tête là-dessus ? Bon…

Alors au-delà de ma situation personnelle, qui on le voit bien n’a rien d’une urgence vitale, une part de moi s’insurge contre la tyrannie de ce marketing ! On est d’accord qu’il n’y a que moi qui l’interprète comme de la tyrannie hein, si on veut s’en extraire c’est possible (reste à faire avec sa conscience)…

Et cette part commence à avoir la rage, parce qu’elle ne comprend pas cette course effrénée où tout le monde doit pondre son contenu à intervalles réguliers comme une poule en batterie sous peine de plonger dans l’oubli et l’anonymat. Et la menace de l’échec vole au-dessus de la tête comme un rapace prêt à s’abattre sur la carcasse fraîche.

Mais sérieux, comment est-ce qu’on a gobé ce diktat de la communication qui finalement nous asservit plus que le cliché d’un boss peu scrupuleux.

Sérieux, c’est ça qu’on veut ? Pondre du contenu coûte que coûte, sortir ton article quotidien, hebdomadaire, mensuel pour montrer que tu es vivant, dynamique…

Franchement, moi je m’élève pour dire, hey les gars les meufs juste si vous avez rien à dire une fois ben ne vous forcez pas, ça se voit en fait, ça se voit le remplissage, les techniques pour nous inviter à réagir, et franchement, dans ce domaine aussi on pourrait penser écologie… épargnez-nous un contenu superficiel, copier-coller, pourquoi pas imaginer un « slow social media »où l’information que vous partagez vient de votre cœur, où vraiment vous vibrez à l’idée de le partager avec le monde plutôt que de vous soumettre à une forme de loi marketing – même si elle est vraie, sérieux est-ce que c’est ainsi que vous souhaitez voir le monde tourner ?

Après si vous avez la gouache, la niaque, vos tripes, à offrir chaque semaine, chaque jour ou chaque mois, continuez sans vous brider !

Simplement, j’ai l’impression qu’en m’interrogeant sur : « pourquoi je le fais, pourquoi j’alimente ce réseau ?, pourquoi est-ce que je veux diffuser telle information ou partager tel ressenti ? »… je peux contribuer à un monde qui me plait mieux, un peu plus authentique et moins dans la plastique.

A bientôt »

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