LES JOYAUX DE NOS ÉMOTIONS

LES JOYAUX DE NOS ÉMOTIONS
14 juin 2021 Cécile Hamet

Savez-vous à quel point nos émotions sont précieuses ?
Les émotions c’est la vie, le mouvement, la vibration ! C’est même un message, une boussole, un indicateur 100% fiable. Sauf que parfois leur intensité nous effraie ou nous paralyse au point où nous préfèrerions vivre sans.


Au croisement de plusieurs approches, je vous propose un chemin en quelques étapes pour apprivoiser vos émotions et déterrer les trésors qu’elles contiennent.

Étape 1 : Accepter qu’on a pas su faire plus tôt

C’est un fait, la gestion des émotions ne fait pas partie du socle commun de connaissances et de compétences dans notre scolarité. Nous nous débrouillons selon notre personnalité et notre vécu, selon ce nous apprenons au contact de notre entourage éducatif et plus tard, selon notre besoin d’aller plus loin.

Proposition
Inutile de vous flageller. Dites merci aux couvercles, aux fuites en avant et à tous les autres stratagèmes qui se sont mis en place ! Acceptez que vous avez fait du mieux que vous pouviez. Cela peut vous redonner du dynamisme et de l’ouverture.
En effet, bien souvent ces systèmes se sont organisés dans le seul but de nous protéger et de nous permettre de vivre du mieux possible. Accepter que ça faisait partie du chemin nous pacifie à l’égard du passé et permet d’entamer une nouvelle page dans une sécurité bienveillante.

Étape 2 : Identifier pour saluer

Au fur et à mesure que nous faisons la paix avec nos mécanismes de protection, l’espace intérieur peut s’élargir et laisser poindre des émotions. Pas de panique, nous avons la possibilité de doser (grâce justement aux mécanismes de protection).

Proposition
Au moment où vous sentez une émotion qui attire votre attention : faites une pause, un simple « arrêt sur image » pour saluer l’émotion. Signalez-lui que vous l’avez vue, que vous avez pris conscience de sa présence. Cela peut durer à peine une seconde et pourtant apporter une réelle sensation de paix et de satisfaction. Vous êtes capable de regarder en face !

Pour débuter
Commencez par saluer les émotions agréables, c’est plus facile : Bonjour « satisfaction » ! Salut « contentement » ! Oh « joie », quel plaisir de te voir de si bon matin !

Étape 3 : Ressentir et être présent.e

Une fois que vous aurez suffisamment pris confiance dans votre capacité à voir surgir les émotions et à les regarder en face, vous vous sentirez peut-être prêt.e.s à rester un peu plus longtemps. L’émotion est un mouvement qui se crée et qui prend sa place en nous. Elle est capable de nous donner de l’élan comme de nous freiner.

Proposition
Entrez dans le ressenti physique de l’émotion. Fermez les yeux pour l’observer et ressentir son évolution concrètement dans votre corps.
Là encore, il n’est pas aisé d’aller introspecter les bouillonnements intérieurs, alors n’hésitez-pas à commencer par des émotions agréables.

Pour plus de présence
Un jeu de questions/réponses peut vous faciliter la tâche : Où se situe-t-elle ? Quelle est sa forme ? Quelle place prend-elle ? Quelle est son intensité sur une échelle de 1 à 10 ? Est-ce qu’elle bouge ou se déplace ? Est-ce qu’elle a une couleur ? Est-ce que quelque chose a changé dans vos observations (forme, couleur, intensité) ? etc.

Mettre en pause
Si vous n’avez pas assez de temps, signifiez-lui que vous l’avez vue et que vous viendrez prendre du temps avec elle à un moment plus approprié et dites-lui quand !

Étape 4 : Nommer pour communiquer

L’étape suivante consiste à trouver des mots justes. Pourquoi ? Pour faciliter notre communication à l’égard de nous-même et avec l’extérieur. Cependant, gardons aussi à l’esprit qu’il est possible de vivre une émotion totalement et être en paix avec elle sans pour autant l’avoir nommée. (cf étape ci-dessus).
Quelques secondes passées à ses côtés peuvent suffire à lui trouver un nom : déstabilisation, frustration, agacement, terreur… Me concernant, j’interpelle l’émotion en lui proposant des noms et je réajuste en fonction de mon ressenti. L’émotion s’intensifie ? Oh ça ne doit pas être tout à fait ça. L’émotion s’apaise, on dirait que je me rapproche. Je tombe juste rarement du premier coup !

Plus notre vocabulaire s’élargit et plus nous augmentons nos chances de tomber juste rapidement. Par exemple, j’ai mis du temps à mettre le doigt sur l’impatience.

Étape 5 : Identifier le besoin pour aller plus loin

Cette étape a pour but de communiquer de manière plus claire avec les autres tout en prenant soin de soi. Nos émotions sont engendrées par nos besoins. Une émotion agréable signifie qu’un besoin est satisfait. Une émotion désagréable nous parle d’un besoin inassouvi. En considérant notre émotion, il est donc possible d’accéder au besoin qui l’a créée. En identifiant ce besoin, il y a alors la possibilité de trouver des milliers de stratégies pour le satisfaire et retrouver notre équilibre.

Exemple
Je me sens sacrément frustrée parce que j’ai besoin d’air : je peux aller marcher maintenant, prendre un quart d’heure pour jardiner cet après-midi, m’assoir devant la porte d’entrée, lire dans mon hamac, ouvrir la fenêtre etc.

Attention à poser
Les besoins ont quelques particularités : ils sont universels et neutres (ni bons ni mauvais), il y a toujours plusieurs façons de les nourrir, ils sont détachés d’une personne.

Conclusion

Gérer ses émotions ça s’apprend que l’on soit petit ou grand. J’ai décortiqué et résumé étape par étape mon approche personnelle et celle que je mets en place au besoin pendant mes séances. Il y a encore des tas de choses à dire. Aussi, j’espère que ces pistes vous apporteront des éclaircissements et de l’autonomie au quotidien.

Pour aller plus loin

Si ce sujet (passionnant !) vous intéresse et que vous souhaitez aller plus loin, voici quelques références que je garde toujours près de moi.

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