
Chaque jour (ou presque), nous interagissons avec l’extérieur. Nous sommes confronté·es à des situations sociales qui sont plus ou moins simples à gérer : chacune d’elle a un impact sur nous, plus ou moins fort, plus ou moins agréable. Alors que faisons-nous de ces traces émotionnelles, de ces mots entendus, des relations difficiles ?

Sauve qui peut & effet papillon
Force est de constater que pour gérer les impacts émotionnels, chacun·e fait comme iel peut, comme iel a appris. Sais-tu quelle est ta stratégie préférée : penser à autre chose, pleurer un bon coup, vider ton sac auprès de quelqu’un de proche, partir loin ?
Ces stratégies permettent de t’apporter du réconfort, de passer de la pommade là où ça fait mal. Mais parfois, tu observeras que le bénéfice n’est que de courte durée ou simplement pas suffisant.
Mais alors, est-il possible de trouver la paix et comment ? Est-il possible de transformer une relation difficile ?
Rassure-toi, l’humain a la faculté d’évoluer, donc toi aussi. Comme nous le rappelle « l’effet papillon » nous sommes interdépendant·es les un·es des autres et avec tout ce qui nous entoure. Cela signifie que quand tu bouges, les conséquences s’étendent bien au-delà de toi 🙂

Avoir envie de faire évoluer une relation – mon expérience
C’est un sujet qui m’a occupée de nombreuses années ! Il a été central dans ma vie d’enfant (et d’enfant-adulte -sic-). J’ai en effet cumulé beaucoup de colère et de frustrations parce que je ne réussissais pas à être dans une relation sereine avec mon père, à partager simplement, à communiquer avec lui sur des sujets qui me concernaient ou le concernaient. Je me suis donc dès que possible tenue à distance de la maison et ai commencé ma vie active à l’étranger.
Et pourtant, autour de la trentaine, j’ai vécu un tournant : j’ai quitté mon boulot et la semaine qui a suivi j’ai perdu mon couple et j’ai dû quitter mon lieu de vie. J’ai trouvé refuge chez mes parents – merci infiniment. Sauf que ce qui devait durer quelques mois s’est prolongé pendant 7 ans…
Bien sûr, je suis pleine de reconnaissance envers eux quand je repense à cette période. Leur capacité d’accueil et leur engagement à me soutenir à chaque instant m’a apporté beaucoup de sécurité pendant ces 7 années difficiles. Et en même temps quelle épreuve !! (pour moi comme pour eux je te rassure ;))
J’ai vite vu que relationnellement parlant, le défi était grand, trop grand pour moi. Voyant que ma situation se prolongeait, j’ai cherché des solutions pour cohabiter au mieux et tenter de créer un nouveau lien, en particulier avec mon père.
-> spoiler ça n’a pas marché ! mouarf mouarf mouarf 😀

Les premiers changements
De tout ce que j’ai exploré, la démarche qui m’a le plus parlé c’est la CNV (Communication NonViolente®). En me formant et en me faisant accompagner, j’ai pu recevoir de l’écoute (et j’en avais besoin, bien plus que ce que je pensais), j’ai eu plein d’outils et de pistes de réflexion pour faire évoluer ma posture, prendre du recul, et également un réseau que je pouvais solliciter pour me soutenir et prendre soin de moi quand c’était particulièrement éprouvant.

Faire ma part et le deuil du chemin de l’autre
Ce qui me semble avoir été le plus important c’est que petit à petit, j’ai pu dessiner les contours de ma responsabilité dans la situation (et sortir de la sur-responsabilité). J’ai découvert que je n’étais pas la seule cause dans ce problème relationnel.
Alors, comme je l’ai spoilé plus haut, en 7 ans de cohabitation je n’ai pas réussi à atteindre la qualité de relation à laquelle j’aspirais avec lui. Il avait son histoire, ses contraintes et difficultés que je ne pouvais pas franchir pour lui.
Des bénéfices collatéraux
Dans mon monde relationnel, mon père, c’était un peu le boss final d’un jeu vidéo. Malheureusement, il est parti avant qu’on puisse essayer quelque chose de différent, mais chemin faisant dans cette quête de lien j’ai bénéficé d’effets secondaires plutôt sympathiques 🙂 J’ai vu d’autres relations grandir et se renforcer, en devenant plus profondes et authentiques. J’ai appris que j’avais des limites et que je pouvais dire non. Ok, trop bien ! 🙂

En 10 ans, j’ai vécu comme tout le monde des débuts et des fins relationnelles. Découvrir et commencer à intégrer la CNV ne m’a pas prémuni de vivre ces douleurs ou ces deuils. En revanche, je trouve chaque jour dans ces apprentissages le soutien dont j’ai besoin pour traverser et goûter chaque aspect de la vie et des événements qui la compose, comme par exemple :
- m’exprimer sincèrement,
- écouter (les autres et moi-même) avec ouverture et accueil,
- prendre soin des relations qui comptent,
- accepter les fins lorsqu’elles se présentent,
- ne pas dire OUI à tout,
- clarifier mes besoins,
- être consciente de mes limites et ressources,
- m’écouter profondément,
- aimer qui je suis, aimer la différence.
Alors attention, tout cela je sais le faire et je sais comment le faire, pour autant je n’ai pas à chaque instant les ressources pour le faire ! 🙂

A mon tour, avec « Apprendre à être en lien » je te propose d’apprendre :
- à gérer les conséquences qu’ont les interactions relationnelles sur toi,
- à prendre soin de toi après si ça a été difficile,
- à te préparer en amont d’une discussion,
- à retrouver ton équilibre émotionnel.
Et ainsi petit à petit, apprendre à mieux te connaître, petit à petit apprendre à exprimer ce qui compte pour toi, petit à petit vivre des liens plus sereins.
Apprendre à être en lien, avec soi, avec les autres.
Apprendre, c’est voir grandir doucement, progressivement quelque chose de nouveau et lui donner les conditions pour qu’il se développe de manière organique (c’est-à-dire sans forcer ou contraindre).
♥ Peut-être as-tu envie de te former ? Dans ce cas, c’est par ici : cnvformations.fr
♥ Si tu veux que je t’accompagne, dis-moi ce qui te conviendrait le mieux : un accompagnement individuel ? des ateliers collectifs réguliers en présentiel ou en ligne ?


