En chemin vers la sérénité

En chemin vers la sérénité
12 novembre 2019 Cécile Hamet

J’ai posé ces mots en 2019. Il y a 2 ans aujourd’hui.
(cf poème “Ras-le-bol”, ci-dessous)
Je viens de le relire et je sens une profonde tendresse envers moi-même. Les mots me transportent directement à l’endroit où j’étais au moment où j’ai eu besoin de les formuler. Je mesure le chemin parcouru. Cela fait si longtemps que je ne me suis plus sentie aussi acculée par des bourrasques émotionnelles, ma nostalgie ou mon vague-à-l’âme.

Que s’est-il passé ?

J’ai pris le temps régulièrement d’accueillir les patients de cette salle d’attente. Elle s’est également purgée lors d’événements intenses et confrontant que la vie m’a apportés. Des moments douloureux, difficiles, oh combien salvateurs. Parfois vécus seule, parfois accompagnée par des personnes aux précieuses compétences.

Et aujourd’hui, c’est comment ?

Aujourd’hui, il y a encore du monde bien entendu, mais la porte est toujours ouverte. Je jette un œil régulièrement, je papote, je blague, je m’assieds. Cette salle me semble bien plus légère.
Cela correspond pour moi à la sérénité émotionnelle. Je me sens outillée pour faire face à aux tsunamis émotionnels de la vie.

Et pour demain ?

J’ai encore du chemin à parcourir pour sentir cette même sérénité s’exprimer sur le plan physique cette fois. Cette année, j’ai décidé de m’y atteler de manière pro-active en allant explorer de nouvelles approches plus implicantes physiquement (alimentation intuitive, yoga thérapeutique, danse etc.).

RAS-LE-BOL

Y a des jours comme ça,
y a des moments comme ça :
le “ras le bol” m’envahit.
La coupe est pleine,
marre, marre, marre.

Je suis fâchée de me voir dans cet état
qui m’enveloppe totalement.
J’ai des visions pessimistes,
et la vie perd de son sens, de son essence.

Quand ça se produit, je suis à fleur de peau.
Des souvenirs remontent, ambiance nostalgie,
un vague à l’âme, amer.

Des émotions percent une couche qui jusque là était dure, opaque, imperméable.
Une couche qui me permettait d’être joyeuse même les jours de pluie.
Quand cette couche est ramollie, j’accède à des douleurs en suspens.
En salle d’attente. En quarantaine ou en déni.
Jusque là, je faisais des efforts pour “rebondir” en pensant rebondir
Et en fait je ne faisais que re-durcir la couche.

Maintenant, j’ai découvert que si j’accueille, la salle d’attente se désemplit.
Quand j’en ai ras-le-bol,
c’est que je veux que quelque chose s’arrête
un inconfort est devenu insupportable
et il crie de changer, changer, changer…
Là, je panique
comment, comment, comment ?
Quels moyens, capacités, ressources ai-je
alors que justement je me sens faible, inanimée ?
??
Le temps.
Attendre que ça passe.
Non. Passivité mal vue.
Alors quoi ?
Occupe toi !
Mais comment ?
Observe, plonge, confronte-toi
à toi.
Assied toi dans ta salle d’attente
regarde dans les yeux chacune des personnes qui patiente
qui patiente avec son lot
son cadeau.

1 Avis

  1. EmMo 2 ans ll y a

    J’aime bien l’analogie avec la salle d’attente. Pour rappel, un grand moment de vulnérabilité dans ma vie s’est résolu suite à un accueil brutal et douleureux mais salvateur des émotions les plus désagréables … les regarder dans les yeux, les prendre en compte, pour les laisser quitter la salle naturellement … accepter de ne pas tout contrôler aussi.

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